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Filières énergétiques, seuil(s), pma et zones d'entrainement 1/4

Aérobie, anaérobie, lactique, seuil, PMA, i1, i5, i7… vous êtes perdu ? Voici de la manière la plus concise le détail de ces différentes zones.

 

                Les filières énergétiques

Tout d’abord, parlons d’aérobie, d’anaérobie et plus précisément d’anaérobie lactique et alactique. De quoi s’agit-il ? Ces termes correspondent aux 3 filières énergétiques dont notre corps dispose pour fabriquer ou plutôt transformer les glucides, lipides et protéines que nous mangeons tous les jours, en énergie qu’elles servent à faire hérisser un poil ou a contracter tous les muscles de notre corps le principe et le même. 

Pour distinguer ces 3 filières je vous invite à regarder les records sur les différentes distances de l’athlétisme.

 

On peut distinguer 3 droites différentes = 3 filières énergétiques ou façon d’obtenir de l’énergie

 

-la filière anaérobie alactique : pour tous les efforts brefs, énergie immédiatement disponible

 

-la filière anaérobie lactique : quand ça « brûle », fabrication importante d’acide « lactique », quand il n'y a pas suffisamment d’oxygène de disponible.

 

-la filière aérobie : l’endurance.

 

Pour faire simple et bien distinguer ces 3 filières énergétiques nous allons utiliser l'image des robinets et réservoirs. Pour ceux qui ne souhaitent ne pas rentrer dans les détails rdv 3 paragraphes plus loin !

 

La 1ere filière énergétique utilisée dans tous mouvement est l’anaérobie alactique. Qui se produit sans utilisation d’oxygène ou fabrication d’acide lactique d’où son nom. Elle produit sa puissance de l’utilisation des ATP et Créatine-Phosphates présents dans l’organisme. Cette première filière Dispose d’un gros robinet mais avec un tout petit réservoir, ainsi elle peut fournir énormément d’énergie mais en très peu de temps les réserves sont vides. C’est cette filière qui est principalement utilisée dans les efforts de force maximum ou de sprint (sur moins de 7’’). Point positif le réservoir se vide très vide mais en 3 minutes les stocks sont quasiment reconstitués à leur niveau de départ.

 


                La 2eme filière énergétique intervenant majoritairement une fois que la 1ere est en grande partie usée est l’anaérobie lactique. Elle produit sa puissance de l’utilisation des glucoses et glycogènes (réserves de glucose de l’organisme). Mais sans présence d’oxygène, car la demande est de nombreuses fois supérieures à l’apport, la métabolisation (utilisation complète de l’énergie) du glucose n’est pas complète. Cette filière fabrique donc un "déchet" : l’acide lactique. Si nous reprenons notre schéma, elle a donc un robinet de taille moyenne, car elle fournit tout de même une quantité importante d’énergie, un réservoir important car les réserves en glycogène de l’organisme sont très importantes, mais ce qui limite le déversement de puissance de cette filière c'est ce fameux « déchet », l’acide lactique, qui créant une acidose empêche le bon fonctionnement des réactions de l’organisme finissant (très souvent dans la douleur) par arrêter ce type d’effort. Ainsi cette filière est majoritairement utilisée sur des efforts allant de 7’’ à 2 minutes.

 

                La 3eme filière et non des moindre est la filière aérobie. Elle tire sa puissance du glucose (et glycogène) mais également des lipides et protides. Toutes ces réactions sont complètes grâce à l’utilisation du dioxygène et aucun déchet n'est produit hormis quelques radicaux-libres (et de l'ammoniaque lorsque les protides sont métabolisés). Cette filière a ainsi un réservoir théoriquement illimité entre les réserves en glucides, protéines et lipides pouvant fournir suffisamment d’énergie pour tenir des jours entiers d’activité physique, de plus, ce réservoir peut-être facilement remplis par l’alimentation. Néanmoins elle a un petit robinet, ne pouvant fournir que très peu de puissance d’un coup, car toutes les réactions utilisant  l’oxygène demandent: beaucoup plus de temps, la présence des « usines » de transformation dans les muscles et que l’oxygène soit apporté via les poumons, le cœur et le sang.

 

Cela pourrait être simple si a chaque temps ou intensité d’effort correspondrait l’utilisation d’une seule filière énergétique. Mais cela n’est pas le cas, ainsi les 3 filières s’additionnent pour fournir l’énergie sur un temps donné comme on peut le voir sur le profil de puissance record ci-contre. Ainsi sur un effort comme le 800m en athlétisme (voir ci-dessous) la filière anaérobie alactique est utilisé pour le départ puis pour le sprint final et les filières anaérobie lactique et aérobie sont toutes les 2 utilisées à part égale.


De même sur une course de vélo, la filière anaérobie alactique est utilisé massivement pour faire une relance ou démarrer une attaque, mais également pour recoller de 10cm plus près à la roue du coureur devant. La filière anaérobie lactique est majoritairement utilisée lors d’une attaque, d’une longue relance ou pour basculer au sommet d’une bosse. Et la filière aérobie est elle majoritairement utilisé dans tous les autres efforts, d’où le principe que le cyclisme est un sport d’endurance.

Voici-donc les grandes lignes sans rentrer dans les détails des filière énergétiques, espérant que cela vous aide à comprendre la gestion de l’effort et au final à mieux vous connaître. Si cet article a fait ressortir des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire ci-dessous ou sur 

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Pour la suite de ce chapitre consacrer aux seuils, à la PMA et aux zones d’entraînements cliquez ici!

 

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